46- Las Salinas
Aujourd hui, toujours pas de grasse mat. Nous prenons le train de 5h pour arriver a Ollantaytambo vers 7h30. Apres avoir dejeune, nous partons en collectivo a Pochibongo pour visiter las salinas, les terrasses de sel. A peine laisse au depart de la marche, nous sommes temoins d un accident. Un van d une agence touristique a percute violemment une moto-taxi juste devant nous. Nous nous precipitons pour aider la mamie a sortir. Plus de peur que de mal. J aide a pousser la moto bien endommagee et le jeune conducteur s en va ?? Tout le monde se fout eperdument de l etat de sante de chacun. Le type de l agence disant que le jeune de la moto est bourracho, et le couple d espagnols , clients, nous demandant comment repartir au plus vite !? Nous attendrons la policia pour temoigner puis basta aux salinas.
Le site est beau et la visite super interessante. Les hommes qui y travaillent nous expliquent bien volontier leur quotidien. L eau qui descend de la montagne est ici tres salee. Les hommes font des terrasses a meme la terre en la compactant. En un mois, l eau s evapore grace au soleil , il faut ramasser puis laver et le sel est pret pour tout le Perou. En tout, quelques 320 hommes sont proprietaires d une vingtaine de terrasses chacun et vendent leur recolte a une entreprise a hauteur de 8 soles ( 2 euros) les 50 kg! Encore une fois, beaucoup d efforts pour bien peu...Pendant la saison des pluies, ils se transforment donc en agriculteurs. A la fin de notre visite, Eusebio nous invite a boire la chicha ( alcool de mais) en compagnie de Patricio, Valerio y Almaro. Encore un super moment.
Avant de reprendre le collectivo pour Cuzco, nous nous arretons pique niquer. A peine installes, nous entendons une petite voix:" que haceis?" Voici Eder, 7 ans, qui rentre de l ecole. Il nous montre avec enthousiasme ses livres d ecole, nous recite des contes et profite de nos ciseaux et de notre colle pour nous faire un condor. Il nous dit egalement qu il mange un jour sur deux et lorgne sur notre fin de pique nique. Ses parents ont 30 ans et sont vendeurs... de bricoles on suppose. Nous lui donnons nos biscuits et nos tomates et repartons penauds.